Alger réprime, un devoir, éclairer les opinions publiques occidentales.

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Alger réprime, un devoir, éclairer les opinions publiques occidentales.

A la veille de la phase opérationnelle du coup d’État Bouteflikien, les prétoriens, Abdelmalek Sellal, Ahmed Ouyahia, Gaid Salah, ont choisi de réprimer en plein centre de la Capitale. Ils ont empêché un rassemblement pacifique de citoyens, par l'usage de la force brute, excessive et injustifiée. En plus de policiers de différents services, ils ont mobilisé, rééditant en celà l’irresponsable et criminel choix déjà expérimenté le 14 juin 2001, des éléments déclassés recrutés pour leurs penchants violents.

Cette après-midi du 16 avril, les prétoriens ont déployé le « ‘Ilm ». Plusieurs citoyens ont été blessés lors de la sauvage répression déchainée sans états d’âmes. D’autres citoyens, pour échapper au déclenchement de fureur, ont dû se réfugier dans les halls des immeubles voisins de la fac centrale et ne pouvaient les quitter plusieurs dizaines de minutes après la dispersion du rassemblement organisé par BARAKAT.

Cette répression est intervenue alors qu’une information faisait état d’une réunion gouvernementale circulait à Alger. La veille, une autre information faisait état, de la tenue d’une réunion du haut conseil de sécurité (HCS). Toutes structures que la grave situation qui prévaut depuis des mois à Taghardayt n’a pas poussé à se réunir !

Cette répression traduit, aussi, la philosophie autoritaire de la dernière sortie du régent, où il avance que « Le vote est aussi un devoir qui engage la conscience de l'individu à l'égard de l'intérêt général et du devenir de la nation. Il évite la rupture des liens d'appartenance à la patrie. » ! Qui parle d’ « intérêt général » et de « devoir de la nation » ; à ses yeux, il est « normal » que les patriotes qui en appellent à l’application de l’article 88 de la constitution soient présentés comme étant en rupture avec la nation et la patrie. Puisque il prétend que la patrie c’est lui !

La machine répressive a été actionnée depuis plusieurs jours. Largement inspirées des techniques du sinistre Goebbels, des chaines de télévision parapubliques remplissent avec zèle le rôle de police politique ; elles se déchainent contre tous ceux qui ne prêtent pas allégeance au régent. Les militants démocrates se voient trainés dans la boue et calomniés avec une arrogance sidérante. Une campagne de dénigrement qui se déroule sur un rythme tout militaire, menée par des médias para légaux probablement financés avec l’argent du contribuable algérien.

Le comportement des putschistes s’inscrit dans un calcul froid. Il tend à piéger la société algérienne. Cette stratégie de tension et d’alimentation des peurs participe de la dissimulation de la nature du processus en cours : un coup de force contre la nation et ses institutions.

Ce sont les prétoriens qui créent un climat de violence préjudiciable à la patrie ; ce sont eux qui soumettent les institutions à des tensions extrêmes. Il leur importe de tétaniser la société ; d’éveiller ses phobies pour masquer le viol de l’Algérie et de sa souveraineté. Les semaines à venir vont connaitre un plan de consolidation du coup d’État. D’abord par le renforcement des positions de ses auteurs au sein de l’institution militaire, ensuite par la promulgation d’une constitution scélérate qui jouera comme une amnistie générale en faveur de tous les criminels qui ont saigné l’Algérie dans ses enfants, son économie et son patrimoine.

Toutes ces œuvres seraient impossibles sans l’appui de Paris, de Washington et de Londres. Ces capitales ont déjà eu des arrhes. Des lois majeures ont été révisées et garantissent leurs intérêts, loi sur les hydrocarbures, loi minière, …d’autres le seront à la suite du coup d’État. Les prétoriens ont su s’assurer l’appui des capitales occidentales, des multinationales et des roitelets bédouins d’Asie du sud-ouest.

S’il ne faut rien attendre des capitales occidentales, il faut néanmoins alerter les opinions publiques et les informer sur la réalité de ce qui se déroule en Algérie. C’est là la tâche des patriotes algériens qui se trouvent hors du territoire national.

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