January 2015

On a insulté ma mère.....

mohand's picture
Islamisme


"Si l'on t'insulte ta mère, tu réagis ou pas ?". Telle est l'opération tactique engagée par les islamistes contre la liberté de conscience.

D'abord, raisonnablement, si "l'on t'insulte, ta mère", tu portes plainte et tu t'abstiens de tirer au PMAK sur les gens. Mais mon propos n'est pas là.

La comparaison que propagent les islamistes est totalement fausse. Insulter la mère de quelqu'un, c'est de l'outrage et de l'atteinte à un élément de sa vie privée. Toutes choses condamnables par-devant les tribunaux. Si les caricatures du Prophète de l'Islam  relevaient de ces délits, elles auraient été interdites.

Que sont-elles alors, ces caricatures ? Regardez-les, et vous verez qu'elles sont une critique courageuse et lucide d'une idéologie fasciste distillée par les détachements du clergé islamiste. Un prophète qui se plaint d'être éclaboussé par la mort et lma dévastation que des illuminés sèment en son nom, c'est plus flatteur qu'outrageant. Ah! oui. Il est interdit de le représenter ce prophète. Donc tout s'éclaircit. C'est donc au nom d'un interdit que tout cela se fait. Seulement, cet interdit a-t-il un quelconque fondement hors de l'Islam ?
 

La pseudo-réponse de la fille de Messali Hadj à Saïd Saadi.

mohand's picture
Messali 1959
Quels sont les éléments de la pseudo-réponse de la fille de Messali Hadj à Saïd Saadi ?

Expurgée de l’insulte, de la manœuvre et de l’invective, il n’en reste pas grand-chose. Mis à part, l’accusation qu’elle adresse à Saïd Saadi de reprendre  « dans un pur réflexe  pavlovien, un cliché désuet ». Ce qui est en soi un aveu que ce que l’objet du délit remonte à loin, il figure même dans la plate-forme de la Soummam. Pour donner assise à son pamphlet, elle lui attribue une « quête de savoir et de vérité qui agite l’opinion à propos du Mouvement national algérien ». Persévérante dans manœuvre elle introduit, très subtilement, le sigle félon de MNA pour le confondre avec le mouvement national. La dame se pose en défenseuse de « la mémoire de milliers de patriotes et de militants qui se sont engagés avec Messali Hadj dans une lutte de tous les sacrifices afin de créer une conscience nationale ». Si l'on y prend garde, on se prend la bûche dans l’œil. Le MNA de Messali  serait donc le Mouvement nationale dans sa filiation le plus pertinent ?! Rodée aux techniques, les plus biaisées et prête à tout au service de la mémoire de son père, elle invite le lecteur à croire que « les symboles fondateurs du nationalisme algérien » sont dans le collimateur  d’un fieffé propagandiste « séparatiste ». Elle ose même l’estocade de parler  dans une pique qui vise le FLN historique de « la perversion du mouvement national et les régimes autoritaires qui se sont succédé à la tête de l’Algérie depuis 1962 ». Elle n'est tellement intelligente qu’elle anticipe les réponses sur ce que qui n’est pas encore abordée – la conception arabiste de la Nation algérienne qui a fait ses premiers ravages lors de la crise de 1949. Elle parle d’une Algérie « riche de ses particularismes » pourtant son Papa a fait si peu cas de cette diversité et de la démocratie.