Rapports de forces

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Aujourd’hui, le rapport de force est profondément détérioré. Ce dernier quart de siècle, les forces républicaines et démocratiques ont connu des revers considérables. Les coups convergents qui leur ont été portés par l’islamisme et l’oligarchie militaro-bureaucratique ont réduit leurs forces et leur audience dans la société.

Il faut bien prendre en compte les milliers de cadres et de militants assassinés, considérer l’état de désorientation de leurs familles ; il faut regarder tous ceux qui se sont battus et se voient délaissés et marginalisés, cadres, fonctionnaires, résistants – GLD, patriotes, gardes communaux, rappelés de la mobilisation, …-, sans oublier l’altération de la base socioéconomique moderne laminée par l’extension d’un mercantilisme primitif base d’une économie rentière au service d’une prédation compradore.

Il est clair que tous ceux qui lient leur sort à l’extension du bazar ne ressentent pas l’impact de cette régression. Elle les porte même et augmente leurs influences. Bureaucrates véreux et islamistes bazaris en tirent profit. L’école délabrée ne les dérange pas. La perdition de la jeunesse leur fournit une main d’œuvre pléthorique et malléable. Le délabrement de l’administration facilite les combines et l’extension de la corruption offre le socle des affaires. L’agressivité à l’égard des femmes traduit une perception qui les réduit en objets de jouissances, en procréatrices et en éducatrices appelées à perpétuer la soumission et la servitude de leur gent.

Les conservatismes ont le vent en poupe ; ils se posent en mode de pensée dominant. Ils sont encouragés par une multitude. Ils font l’affaire des gouvernants, de leurs clientèles et des marionnettistes qui à partir de leurs mégapoles, ces cités du néo-moyen-âge, organisent les razzias invasives des temps post-modernes.

Le républicanisme et la démocratie ambitionnent la souveraineté, sur les richesses, sur les destinées. Ils se posent en négation des tutelles, des absolutismes. Ils postulent l’humanisation de la cité, de sa gestion de son organisation. Comment croire alors qu’ils puissent dépendre des forces de l’Empire, ou des bénéficiaires de l’ordre établi ?

 

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