Le monolithisme de l’État Algérien à l’épreuve du pluralisme de la société

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Professeur Abderrezak Dourari, université Alger 2/CNPLET



«(…) la conception quasi mystique du «corps» souverain de la nation fait naître un peu partout le «problème des minorités» : ceux qui ne parlent pas la même langue ou ne pratiquent pas la même religion à l’intérieur d’une «nation» sont ainsi transformés en un «corps» étranger, une «minorité» regardée avec suspicion.»
(George Corm, La question religieuse au XXIe siècle, p.49)
 
A Dourari



Dans Ghardaïa vivent globalement deux communautés algériennes, l’une d’origine arabe (Banu Sulaym) et l’autre mozabite, d’origine amazighe zénète. Si la première est venue dans le cadre de l’invasion hilalienne du Maghreb au XIe siècle sous l’instigation du califat fatimide du Caire, la deuxième est autochtone. Les deux communautés sont musulmanes puisqu’on n’entend plus parler de la petite communauté juive qui y vivait. La première est sunnite malikite sous l’influence grandissante du wahhabisme ambiant dans le monde islamique d’aujourd’hui, alors que la deuxième est ibadite. La première a pour langue maternelle l’arabe algérien et la deuxième parle le tamazight mozabite. La première vit essentiellement de bédouinisme ; la deuxième est plutôt sédentaire et s’adonne à l’agriculture (culture du palmier dattier et maraîchère), au commerce et à quelques industries. Ces deux communautés, algériennes, différenciées par l’origine, le rite, la langue et le mode de vie, ont vécu côte à côte depuis des siècles. Même si l’on observe très peu de rapports matrimoniaux entre eux et l’existence d’espaces propres à chaque communauté (des villes proprement mozabites ou proprement arabophones), des espaces de contact urbains (l’école, l’université, les moyens de transport aérien et routier, l’hôpital, les places commerciales, l’administration locale…), mais aussi les échanges économiques, commerciaux et… le chômage, la malvie, et le sentiment d’abandon par l’Etat, les réunissent.

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Palestine – Israël : De quelques évidences à rappeler.

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Samy Oussedik
Par Sammy Oussedik(*)

En ces moments où un déluge de fer et de feu continue de s’abattre sur Ghaza, il serait bon de dépasser cette émotion, certes légitime, qui nous étreint. Cette émotion, amplifiée à l’extrême par les réseaux sociaux, nous empêche de penser et d’agir.

Or, aujourd’hui, et plus que jamais, il convient de faire un pas de côté et de convoquer la raison. Renouons avec cette raison qui était au coeur de la pensée d’Ibn Roshd, d’Ibn Sina ou encore d’Ibn Haytem et de bien d’autres. Faisons nôtre la profession de foi de Baruch Spinoza, immense philosophe chassé de sa communauté dès l’âge de 21 ans, qui proclamait «sa passion de la Raison». Face au conflit palestino-israélien, la Raison doit s’exercer. Cela passe d’abord par la prise en compte et l’analyse de la réalité, de ses causes et de ses effets. Loin d’un quelconque romantisme révolutionnaire qui ne fait que tenter d’atténuer notre mal-être et satisfaire nos égos… et, hélas, n’a aucun effet sur les souffrances qu’endurent les Palestiniens, non pas depuis dix jours mais depuis des décennies. C’est aussi, en la matière, «penser contre soi». Cela signifie de passer au crible de la raison critique nos préjugés, nos pensées, nos (in)actions mais aussi nos lâchetés… Alors, de cette réalité, j’en retire quelques évidences qui, je l’espère, nous éclaireront sans nous aveugler.

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1,2,3.... l'Algérie.

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Viva l'Algérie....


1, 2, 3, Viva l'Algérie....

Mais quelle Algérie ? Celle de la mafia politico-financière qui suce la sève vitale de la patrie ? 

Quelle Algérie ? Celle lestée d'une école sinistrée qui la plombe dans limbes du sous-développement et d'une crasseuse suffisance qui cultive l'ignorance ?
L'Algérie ?

Cette wilaya de l'Oumma djihadiste? Cette contrée où il est bon de grimer en dévots publics et d'où la médecine est chassée par le charlatanisme ?

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Barakat, la grenouille qui…

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Il faudra sans doute attendre certaines décantations pour connaitre les tenants et les aboutissants pas seulement de la création mais également de l’existence même de Barakat. Ce que ses membres et « promoteurs » appellent mouvement est en fait un groupe (limité) de personnes dont la plupart –pour ne pas dire la presque la totalité- viennent de nulle part politiquement parlant.

Je pleure, donc je suis... Algérien.

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EN Algérie 1982


Forger le fer tant qu’il est chaud est une expression consacrée. Alors, autant redire les choses tout de suite : Plus cette équipe « d’Algérie » avance, dans les éliminatoires de la coupe du monde de football, plus elle souligne l’étendue de notre naufrage national.

« Historique », un qualificatif qui va être sur toutes les bouches, qui va barrer toutes les unes. « Les couleurs Algériennes vont être hissées en huitième de finale » ; « Kasamen » va être entonné parmi les seize hymnes qui dominent le football mondial ;… mais, quel est cet être sensé qui affirmera que cela témoigne du véritable niveau de notre football ?

Rabat-joie ? Oui, certainement ! Mais, je le souligne, Rabat-fausses-joies.

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EN :l'inoubliable épopée de 1982.

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Forger le fer tant qu’il est chaud est une expression consacrée. Alors, autant dire les choses de suite. L’équipe « d’Algérie » vient de se qualifier aux huitièmes de finale de la coupe du monde de football. « Historique », ce qualificatif va être sur toutes les bouches, sur toutes les unes. Les couleurs Algérienne vont être hissées en huitième de finale ; « Kasamen » va être entonné parmi les seize hymnes qui dominent le football mondial ; mais, quel est cet algérien qui va venir affirmer que notre niveau football-istique est dans ce carré mythique. Celui qui veut mentir est libre de son choix, mais je n'en suis pas.

Rabat-joie ? Qu’importe ! « Les musulmans », « les arabes », « se retrouvent en 1/8e de finale de la coupe du monde ? Libre aux crédules d’y croire. Mais si tel est le cas, ce n’est certainement pas du fait des performances INTRINSEQUES du sport national algérien.
 

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El Hardj Nath Lakharth

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Dansons avec ceux de l’au-delà !
L'équipe du "9 3"
Vendredi de prière au Brésil

La coupe du monde n’est qu’un grand temple de la publicité ; alors, autant que l’hameçon convienne et serve à flatter les égos « nationalitaires ».

Dans l'antiquité « les jeux » étaient un moment solennel de conjuration des guerres qui s’accomplissait en laissant libre cours à l'émulation entre les citées rivales entre-elles. Reclus en ces temps modernes, nous sommes loin de cet esprit antique. Nos gladiateurs, reflets du niveau du sport français, même s’ils n’en sont que le second choix, peuvent bien servir à enjôler les relents nationalistes de certains. Pourtant, « leurs performances » ne font que souligner le naufrage du sport algérien.
 

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Ils se sont opposés au coup d’État !

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Bachir Hadj Ali - Mohamed harbi
Le 19 juin 1965, l’Algérie se réveillait sur une nouvelle configuration du pouvoir en place. Les chars étaient dans la rue, pourtant, cela signifiait-il un bouleversement politique ?
Le coup d’État du 19 juin 1965 était-il un renversement du régime ?  Non. S’agissait-il de la mise à l’écart d’un courant particulier ? Non. Alors, le simple éloignement d’un homme des centres du pouvoir ? Probablement. D’ailleurs ses propres promoteurs l’avaient baptisé « redressement révolutionnaire ».

Toujours est-il qu’il faut considérer la particularité de ce moment marquant des luttes claniques propres au pouvoir algérien. Il faut en retenir, notamment, la mise à mort de la constitution du Majestic, celle de 1963. Quatorze années durant, de 1965 à 1977, Boumediene et ses compères du « conseil de la révolution » vont légiférer par ordonnance.

Bien que le coup d’État contre Ben Bella ne fût qu’un débarbouillage de la cosmétique constitutionnel qui masquait l’illégitimité d’un pouvoir dont les phases de constitution se résument à une succession de coups de force contre la souveraineté populaire. Le premier étant le fameux CNRA du Caire. Il reste que ce coup de force suscita des réactions au sein de la société. Les communistes (PCA interdit le 30 novembre 1962) et des démocrates révolutionnaires de la gauche du FLN vont se rejoindre dans la condamnation du putsch. Ils se regrouperont au sein de l’Organisation de la Résistance populaire (ORP).

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