Rapports de forces

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Aujourd’hui, le rapport de force est profondément détérioré. Ce dernier quart de siècle, les forces républicaines et démocratiques ont connu des revers considérables. Les coups convergents qui leur ont été portés par l’islamisme et l’oligarchie militaro-bureaucratique ont réduit leurs forces et leur audience dans la société.

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Les marchands d'illusions

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Ben Bitour
Demain, 10 juin 2014, s’ouvre un cénacle comme l’Algérie en a connu de nombreux. Un Sant ’Egidio 3 qui sèmera encore une trainée d’illusions venimeuses. Il ne faut rien en attendre de bon.

Dans la conjoncture de la crise de la moitié des années 1980, le bloc Chadli-Hamrouche avait conçu une reconfiguration du champ politique algérien qui bouscule les apparences sans remettre en cause les fondamentaux. Le FLN, parti État tout puissant, n’a jamais eu à subir un examen des liens tentaculaires qui lui subjuguent l’administration. Les islamistes, investis depuis le début de la même décennie d’une mission de gardiens de la morale, ont été cooptés comme « la représentation populaire » incontournable. Les démocrates, ce vieux démon qui honte le système depuis ses origines, ont, pour leur part, été noyé dans une myriade de partis préfabriqués.

Cette recomposition forcée a montré dès le départ sa charge de violence.  À son amorce, ses concepteurs n’ont pas hésité à lancer dans la rue des pans entiers d’une jeunesse désœuvrée et d’amener l’armée à réprimer dans le sang cette colère juvénile. Par la suite, ils useront de pressions et de manœuvres pour imposer la légalisation de la nébuleuse islamiste. Il y a eu, à cet égard, la grossière intoxication de la direction du PAGS pour lui faire avaliser une concomitance du sort des islamistes et des communistes dans le processus politique post octobre 1988. Une fois la violence devenue endémique, ils se sont attelés à protéger leur bélier en inventant des conceptions étriquées du vivre ensemble, de l’entente et de la concorde qui doivent caractériser une communauté nationale.

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Vraies menaces , fausse solutions

Amara Boukhalfa's picture
manifestation

Le discours officiel en Algérie renvoie un tableau ou le pays se situerait au centre de menaces multiples auxquelles grâce à la direction éclairée du pouvoir en place l'Algérie résisterait vaillamment. L'argumentaire puisé dans l'actualité régionale, et même au-delà, déroule la liste des contrées livrées à la déstabilisation à la suite de révoltes plus ou moins appuyées (manipulées) de l’extérieur.
A première vue l'actualité renvoie bien l'image de ces pays à feu et à sang.

Il ne s'agit plus de printemps mais de chaos arabes et le jasmin tunisien est vite submergé par les relents de poudre, de sang et de feu. De l'Irak à la Syrie, jusqu’à la Libye sans compter le Sahel et tous les pays où sévissent les groupes djihadistes.

Le salut à en croire nos gouvernants résiderait dans le statut quo. Ne pas bouger, ne rien changer.

On nous propose la posture du petit animal acculé par les prédateurs qui se serait abrité dans une anfractuosité le contenant à peine et qui pour avoir la vie sauve doit couper son souffle ne pas bouger un poil et attendre. Seulement là les prédateurs ne s'en vont pas. Ils attendent le moment propice pour fondre sur leur proie ; qui de toute façon est voué à une mort certaine, victime des prédateurs, de la faim ou des bestioles qui habitent le refuge lui-même et son propre corps.

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l'Algérie s'est trompé de RCD.

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djaballah


Sous le titre problématique de « Construire un rapport de force avec l’ensemble des forces vives et saines », le mouvement Barakat, aile « dialogue » avec la classe politique, vient de rendre publique une déclaration où il décline l’invitation de la conférence isalmo-démocrates. Cela n’empêche pas les rédacteurs de saluer « le courage des partis et personnalités politiques qui ont su surmonter leur différend ».

Au-delà de la difficulté manifeste à expliquer la position arrêtée, la déclaration est un témoignage vivant du caractère tumultueux du mouvement Barakat dans ses différentes composantes. La nature citoyenne et autonome du mouvement, son caractère transpartisan, sont avancés comme arguments pour expliquer que Barakat « ne peut s’engager dans une démarche politique, aussi importante soit-elle ». Pourquoi ? Parce qu’il semble que la démarche est de rechercher une impossible unanimité. « L’existence d’autres pôles, entre autres des partis et des personnalités d’opposition, les syndicats autonomes, les associations libres, et notamment de larges franges de la société, aspirant à la transition démocratique et au changement pacifique, et avec lesquels les efforts de convergence demeurent nécessaires (…) »(sic). Approche confirmée dans cette conclusion : « la nécessité d’un consensus est d’une importance primordiale dans l’élaboration d’une transition démocratique, et la convergence des luttes est l’unique salut pour changer de système pacifiquement et sur des bases saines. » Essayons de comprendre.

 

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Barakat, seul contre tous !

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Barakat Conférence AE
Algérie Express, AE (pour les intimes), « éclaire » notre lanterne. Le site si friand de bruissements d’appareils, et manifestement si bien introduit dans les arcanes des cabinets des régents, se fonde à décerner l’étiquette de « dissident » au sein de Barakat ; il prend même l’autorité de breveter la qualité de « fondateur » en son sein. Dès lors, comment s’étonner qu’il passe outre la question des quorums de validation des délibérations des instances de Barakat et qu’il se pose en arbitre dans les questions internes du mouvement ?

Traitant de l’assemblée générale de Barakat, du vendredi 30 mai, le site atteste de l’aboutissement d’une « manœuvre » et suggère qu’elle est inspirée par des cercles dont il connait, d’habitude, le moindre soubresaut. Contrairement à se ses usages, cette fois, AE se garde bien de nous en dire plus. Pourtant, les couloirs du MDN, de la Bouzeréah ou d’El Mouradia semblaient lui être à ce point accessible, qu’il a gagné, aux yeux de l’opinion, des galons de « décodeur » des sourdes luttes d’appareils du pouvoir. Ce qui est, pour un site qui se veut un éclaireur, loin d’être rassurant. D’autant, qu’un temps, les chroniques de M. Rachid Bali lui avaient servi de lanterne…

AE, affirme que « les dissidents » sont « plus ou moins connectés à des officines » ; lesquelles ? Nous ne le saurons pas. Comble pavlovien, il va jusqu’à reprocher à ceux qu’il a décrété « dissidents » une supposée proximité avec le ffs (sic) dont ils partageraient le « ni-nisme ». Saisissant, même sidérant. Comment oser de tels reproches au moment où s’afficher avec Djaballah, Mokri et autres islamistes, intronisés « démocrates » et « patriotes » (sic) s’est « banalisé » comme le summum et la quintessence du combat démocratique ? Sur AE, ce reproche a perdu de sa superbe. Il serait, donc, plus grave de sympathiser avec le ffs que de s’embarquer dans une accointance aventureuse avec les islamistes ?  Les atavismes ont décidément la peau dure ! AE, et ses inspirateurs, malgré leurs errances et perditions, semblent encore croire pouvoir reprocher à quiconque « une adhésion à la ligne du ffs » ! Quel mépris, quelle arrogance, quelle étroitesse partisane !

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Nanterre : Procès A. Rafik Khalifa.

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Abdelmoumen Rafik Khalifa

Un procès d’Abdelmoumène Rafik Khalifa s’ouvre lundi à Paris. Du 2 au 20 juin 2014, tribunal correctionnel de Nanterre aura à juger les conditions de déconfiture des filiales françaises de la compagnie aérienne Khalifa Airways et Khalifa Rent a car, sociétés basées dans les Hauts-de-Seine.

Les prévenus, une dizaine, dont Nadia Amirouchen, l’épouse Khalifa, sont poursuivis pour «malversations», «abus de confiance» et «banqueroute par détournements d'actifs et dissimulation de comptabilité». Les faits reprochés par la justice française faisaient suite à la débâcle du groupe à la suite de sa disgrâce en Algérie.

La France qui avait lancé un mandat d'arrêt international à l'encontre d’Abdelmoumène Rafik Khalifa n’a pas obtenu son extradition d'Angleterre. Récemment extradé vers son pays d’origine, le principal prévenu suivra ces assises à partir de l’Algérie. Dans ce chassé-croisé politico-judiciaire la France, de son côté, refuse toujours d’accéder à la demande Algérienne d’extrader vers l’Algérie plusieurs personnes accusées dans l'affaire Khalifa, dont l’épouse de Abdelmoumène Rafik Khalifa

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L’eau, le Sahara et les centrales solaires à concentration

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Par Dr H. Bensaad (*)
 
Centrale solaire de Seville
Centrale solaire de séville

 
 

Il y a trois mois, le 13 février 2014, la société NRG Solar, LLC avait annoncé la mise en service dans le désert de Mojave de la centrale solaire d’Ivanpah. Elle a été réalisée pour la partie énergie par NRG Energy [1], BrightSource Energy pour la partie technologie et par Bechtel Corp [2] pour la partie ingénierie, achats et construction (EPC).


Constituée de trois unités  érigées sur un terrain de 1400ha, elle comporte chacune une tour centrale de 140m de haut, autour de laquelle 347000 miroirs sont disposés en cercles concentriques. Contrôlés par ordinateurs, ils concentrent chacun le rayonnement solaire vers cette tour centrale. 

L’énergie ainsi accumulée va chauffer à plus de 537° C l’eau située dans une énorme chaudière. Cette eau va être vaporisée. Sous l’effet de la pression, elle va faire tourner de puissantes turbines pour produire de l’électricité qui continuera même après le coucher du soleil grâce à la vapeur stockée dans des réservoirs pressurisés. L'air du désert suffit ensuite à refroidir l'eau qui reprend sa forme liquide avant d'être pompée vers le réservoir pour boucler le cycle. Le refroidissement à sec est ainsi un atout non négligeable pour une centrale en plein désert. Il fait ainsi suite à l’inquiétude du Congrès américain, qui s’alarmait des besoins en eau des centrales solaires à concentration installées dans le sud-ouest des Etats-Unis, région à fort stress hydrique [3]. L’eau n’est alors utilisée qu’en quantité  nécessaire au nettoyage des miroirs. Il est évident que le refroidissement à sec accroit le coût de la centrale et va consommer une partie de l’énergie électrique produite, mais il permet de n’utiliser que 5% du volume d’eau nécessaire à une centrale thermique à refroidissement humide. Il faut souligner qu’une centrale solaire PV de même puissance consomme 40 fois moins d’eau qui est utilisée exclusivement pour le nettoyage des panneaux! Soulignons qu’au plan mondial, le marché photovoltaïque est toujours en croissance très forte.

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