Que retient Mohcine Belabbas de la conférence sous la Kheima de Zeralda ?

mohand's picture
Tout ça, pour rien ?

Mohcine Belabbes vient de publier, sur sa page facebook, un billet sur la rencontre de Zeralda. Lecture.

C’est fort de « l’isolement du pouvoir dans une conjoncture où ce dernier tente de racheter une crédibilité et une légitimité, par des consultations alibis autour d’un texte faisant office de projet de constitution »* que Mohcine Belabbas relève que les « envieux » ont eu tord de prévoir l’échec de la réunion de la Kheima de Zeralda. Pour lui, « du point de vue des objectifs fixés au départ » le constat est « largement » à la satisfaction. Il évalue la démarche d’abord sur un plan quantitatif. Il relève la participation des « acteurs politiques et sociaux autour d’une même table pour débattre en toute liberté d’une façon horizontale sur la crise politique que traverse le pays et les solutions pour sortir de l’impasse », ceci dans la perspective de l’ « Élaborer [d’]une plate-forme qui fixe les règles et mécanismes de la transition mocratique » dans une démarche « consensuelle » que conforte la démarche de construction d’« une forme plus mature de la relation entre les différentes forces politiques et sociales » afin de « créer l’espoir dans la possibilité de réaliser une transition démocratique ».

Tags: 

Arezki Ait-Larbi : Les islamistes prennent la main.

mohand's picture
Algérie : Ils ont conforté leur position de pivot de la vie politique.
Arezki Aït-larbi
Correspondant de la Libre Belgique à Alger
 
Arezki Ait-Larbi
C'est une première. Alors que le pouvoir consulte ses clientèles pour la révision de la Constitution, l'opposition a organisé, mardi à Alger, une conférence « pour les libertés et La transition démocratique ».

Islamistes, nationalistes, démocrates, laïques, opposants historiques et notables du régime évincés du sérail ont fini par se retrouver autour d’une même table. Objectif : proposer des solutions à la crise qui a plombé le pays, notamment depuis la réélection chahutée, en avril dernier, du président Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat.

Malgré le consensus apparent sur des généralités comme la consécration du principe de la citoyenneté et de l'égalité devant La loi, la justice sociale et le respect des droits de l’homme et des libertés individuelles et collectives, la poussière des sujets qui fâchent est vite balayée sous le tapis.

Le statut de la femme, la liberté de conscience et de culte et les droits des minorités restent implicitement balisés par tes préceptes de l’islam. La conférence a d’ailleurs débuté par la lecture de versets coraniques.

Tags: 

Les démons du FFS

Cherif Berkache's picture
Le ffs


Deux anciens premiers secrétaires du FFS s’allient à d’anciens cadres du FIS. Ce n’est guère la première fois que les deux sigles sont associés ; toutefois, en deux décennies, beaucoup d’eau, de larmes et de sang ont coulé sous les ponts d’Algérie et c’est cela qui rend perplexe. 

Près de vingt ans après Sant’Egidio, d’anciens cadres du FFS, dont deux ont occupé le poste de premier secrétaire, Samir Bouakouir et Karim Tabou, créent avec des islamistes tendance FIS, « les scientifiques » Anouar Haddam et Mourad Dhina, une Alliance nationale pour le changement. C’est quand même incroyable, cette inclination de certains démocrates algériens à vouloir à tout prix s’allier avec les islamistes, jusqu’au FIS, et ce à un moment où les islamistes ont perdu beaucoup de terrain, où le FIS est oublié (le parti de Abassi Madani a disparu de la scène politique il y a plus de vingt ans, interdit d’activité et supplanté par les groupes armés qu’il a engendré, l’AIS et le GIA) et a posteriori de la crise politico-sécuritaire avec son lot de morts, de régression à tous les niveaux et de traumatismes multiples.   

Rapports de forces

mohand's picture
Aujourd’hui, le rapport de force est profondément détérioré. Ce dernier quart de siècle, les forces républicaines et démocratiques ont connu des revers considérables. Les coups convergents qui leur ont été portés par l’islamisme et l’oligarchie militaro-bureaucratique ont réduit leurs forces et leur audience dans la société.

Tags: 

Les marchands d'illusions

mohand's picture
Ben Bitour
Demain, 10 juin 2014, s’ouvre un cénacle comme l’Algérie en a connu de nombreux. Un Sant ’Egidio 3 qui sèmera encore une trainée d’illusions venimeuses. Il ne faut rien en attendre de bon.

Dans la conjoncture de la crise de la moitié des années 1980, le bloc Chadli-Hamrouche avait conçu une reconfiguration du champ politique algérien qui bouscule les apparences sans remettre en cause les fondamentaux. Le FLN, parti État tout puissant, n’a jamais eu à subir un examen des liens tentaculaires qui lui subjuguent l’administration. Les islamistes, investis depuis le début de la même décennie d’une mission de gardiens de la morale, ont été cooptés comme « la représentation populaire » incontournable. Les démocrates, ce vieux démon qui honte le système depuis ses origines, ont, pour leur part, été noyé dans une myriade de partis préfabriqués.

Cette recomposition forcée a montré dès le départ sa charge de violence.  À son amorce, ses concepteurs n’ont pas hésité à lancer dans la rue des pans entiers d’une jeunesse désœuvrée et d’amener l’armée à réprimer dans le sang cette colère juvénile. Par la suite, ils useront de pressions et de manœuvres pour imposer la légalisation de la nébuleuse islamiste. Il y a eu, à cet égard, la grossière intoxication de la direction du PAGS pour lui faire avaliser une concomitance du sort des islamistes et des communistes dans le processus politique post octobre 1988. Une fois la violence devenue endémique, ils se sont attelés à protéger leur bélier en inventant des conceptions étriquées du vivre ensemble, de l’entente et de la concorde qui doivent caractériser une communauté nationale.

Tags: 

Vraies menaces , fausse solutions

Amara Boukhalfa's picture
manifestation

Le discours officiel en Algérie renvoie un tableau ou le pays se situerait au centre de menaces multiples auxquelles grâce à la direction éclairée du pouvoir en place l'Algérie résisterait vaillamment. L'argumentaire puisé dans l'actualité régionale, et même au-delà, déroule la liste des contrées livrées à la déstabilisation à la suite de révoltes plus ou moins appuyées (manipulées) de l’extérieur.
A première vue l'actualité renvoie bien l'image de ces pays à feu et à sang.

Il ne s'agit plus de printemps mais de chaos arabes et le jasmin tunisien est vite submergé par les relents de poudre, de sang et de feu. De l'Irak à la Syrie, jusqu’à la Libye sans compter le Sahel et tous les pays où sévissent les groupes djihadistes.

Le salut à en croire nos gouvernants résiderait dans le statut quo. Ne pas bouger, ne rien changer.

On nous propose la posture du petit animal acculé par les prédateurs qui se serait abrité dans une anfractuosité le contenant à peine et qui pour avoir la vie sauve doit couper son souffle ne pas bouger un poil et attendre. Seulement là les prédateurs ne s'en vont pas. Ils attendent le moment propice pour fondre sur leur proie ; qui de toute façon est voué à une mort certaine, victime des prédateurs, de la faim ou des bestioles qui habitent le refuge lui-même et son propre corps.

Tags: 

l'Algérie s'est trompé de RCD.

mohand's picture
djaballah


Sous le titre problématique de « Construire un rapport de force avec l’ensemble des forces vives et saines », le mouvement Barakat, aile « dialogue » avec la classe politique, vient de rendre publique une déclaration où il décline l’invitation de la conférence isalmo-démocrates. Cela n’empêche pas les rédacteurs de saluer « le courage des partis et personnalités politiques qui ont su surmonter leur différend ».

Au-delà de la difficulté manifeste à expliquer la position arrêtée, la déclaration est un témoignage vivant du caractère tumultueux du mouvement Barakat dans ses différentes composantes. La nature citoyenne et autonome du mouvement, son caractère transpartisan, sont avancés comme arguments pour expliquer que Barakat « ne peut s’engager dans une démarche politique, aussi importante soit-elle ». Pourquoi ? Parce qu’il semble que la démarche est de rechercher une impossible unanimité. « L’existence d’autres pôles, entre autres des partis et des personnalités d’opposition, les syndicats autonomes, les associations libres, et notamment de larges franges de la société, aspirant à la transition démocratique et au changement pacifique, et avec lesquels les efforts de convergence demeurent nécessaires (…) »(sic). Approche confirmée dans cette conclusion : « la nécessité d’un consensus est d’une importance primordiale dans l’élaboration d’une transition démocratique, et la convergence des luttes est l’unique salut pour changer de système pacifiquement et sur des bases saines. » Essayons de comprendre.

 

Tags: 

Pages

Subscribe to ETTAHADDI - TAFAT RSS