Barakat

l'Algérie s'est trompé de RCD.

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djaballah


Sous le titre problématique de « Construire un rapport de force avec l’ensemble des forces vives et saines », le mouvement Barakat, aile « dialogue » avec la classe politique, vient de rendre publique une déclaration où il décline l’invitation de la conférence isalmo-démocrates. Cela n’empêche pas les rédacteurs de saluer « le courage des partis et personnalités politiques qui ont su surmonter leur différend ».

Au-delà de la difficulté manifeste à expliquer la position arrêtée, la déclaration est un témoignage vivant du caractère tumultueux du mouvement Barakat dans ses différentes composantes. La nature citoyenne et autonome du mouvement, son caractère transpartisan, sont avancés comme arguments pour expliquer que Barakat « ne peut s’engager dans une démarche politique, aussi importante soit-elle ». Pourquoi ? Parce qu’il semble que la démarche est de rechercher une impossible unanimité. « L’existence d’autres pôles, entre autres des partis et des personnalités d’opposition, les syndicats autonomes, les associations libres, et notamment de larges franges de la société, aspirant à la transition démocratique et au changement pacifique, et avec lesquels les efforts de convergence demeurent nécessaires (…) »(sic). Approche confirmée dans cette conclusion : « la nécessité d’un consensus est d’une importance primordiale dans l’élaboration d’une transition démocratique, et la convergence des luttes est l’unique salut pour changer de système pacifiquement et sur des bases saines. » Essayons de comprendre.

 

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Barakat, seul contre tous !

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Barakat Conférence AE
Algérie Express, AE (pour les intimes), « éclaire » notre lanterne. Le site si friand de bruissements d’appareils, et manifestement si bien introduit dans les arcanes des cabinets des régents, se fonde à décerner l’étiquette de « dissident » au sein de Barakat ; il prend même l’autorité de breveter la qualité de « fondateur » en son sein. Dès lors, comment s’étonner qu’il passe outre la question des quorums de validation des délibérations des instances de Barakat et qu’il se pose en arbitre dans les questions internes du mouvement ?

Traitant de l’assemblée générale de Barakat, du vendredi 30 mai, le site atteste de l’aboutissement d’une « manœuvre » et suggère qu’elle est inspirée par des cercles dont il connait, d’habitude, le moindre soubresaut. Contrairement à se ses usages, cette fois, AE se garde bien de nous en dire plus. Pourtant, les couloirs du MDN, de la Bouzeréah ou d’El Mouradia semblaient lui être à ce point accessible, qu’il a gagné, aux yeux de l’opinion, des galons de « décodeur » des sourdes luttes d’appareils du pouvoir. Ce qui est, pour un site qui se veut un éclaireur, loin d’être rassurant. D’autant, qu’un temps, les chroniques de M. Rachid Bali lui avaient servi de lanterne…

AE, affirme que « les dissidents » sont « plus ou moins connectés à des officines » ; lesquelles ? Nous ne le saurons pas. Comble pavlovien, il va jusqu’à reprocher à ceux qu’il a décrété « dissidents » une supposée proximité avec le ffs (sic) dont ils partageraient le « ni-nisme ». Saisissant, même sidérant. Comment oser de tels reproches au moment où s’afficher avec Djaballah, Mokri et autres islamistes, intronisés « démocrates » et « patriotes » (sic) s’est « banalisé » comme le summum et la quintessence du combat démocratique ? Sur AE, ce reproche a perdu de sa superbe. Il serait, donc, plus grave de sympathiser avec le ffs que de s’embarquer dans une accointance aventureuse avec les islamistes ?  Les atavismes ont décidément la peau dure ! AE, et ses inspirateurs, malgré leurs errances et perditions, semblent encore croire pouvoir reprocher à quiconque « une adhésion à la ligne du ffs » ! Quel mépris, quelle arrogance, quelle étroitesse partisane !

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Contre le système; jamais avec les islamistes.

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Dialoguisme
L'alliance avec les islamistes, une rupture dans la tradition républicaine et démocratique.
« Tous contre le pouvoir », tel est la nouvelle doxa qui nous est présentée. Pas « d’extrémisme démocratique », nous dit-on !  Voilà quelque chose de bien curieux, une forme élémentaire de bennabisme, qui revient à placer les républicains conséquents en alter ego des djihadistes, si ce n’est pas être dans le credo du pouvoir dites-moi ce que c’est, s'il vous plait.
Je crains que pour bien expliquer la chose il faille revenir à l’histoire et même à l’histoire « d’avant la guerre froide ».

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Ce que BARAKAT n’a pas fait.

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Bataille pour le drapeau

En réagissant à l’annonce de Bouteflika de se succéder à lui-même, des militants de l’Algérois avaient soulevé de grands espoirs. Ils ont bravé la répression et ont brisé le silence. À ce moment-là et dans les conditions concrètes du moment, ils s’étaient acquittés au mieux de la tâche. Ils ont même montré une (pré ?) disposition à aller plus loin ; ils se sont rapidement donné un texte politique de base qui balise les contours de leur action ; mais, surtout, qui paraissait pouvoir jouer le rôle « d’organisateur collectif » pour élargir et densifier le mouvement.

Le nom, « BARAKAT », vient de loin. Ce cri devenu mémorable au lendemain de l’accession à l’indépendance était un cri de rejet de « luttes fratricides ». En 2011, il était remonté des tréfonds de cette mémoire séculaire. Il était entendu ici et là au moment des émeutes qui ont précédé la création de la CNCD. En 2014, il resurgit, naturellement, comme un signal de ralliement pour un front du refus et de sauvegarde de la république.

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