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Ils se sont opposés au coup d’État !

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Bachir Hadj Ali - Mohamed harbi
Le 19 juin 1965, l’Algérie se réveillait sur une nouvelle configuration du pouvoir en place. Les chars étaient dans la rue, pourtant, cela signifiait-il un bouleversement politique ?
Le coup d’État du 19 juin 1965 était-il un renversement du régime ?  Non. S’agissait-il de la mise à l’écart d’un courant particulier ? Non. Alors, le simple éloignement d’un homme des centres du pouvoir ? Probablement. D’ailleurs ses propres promoteurs l’avaient baptisé « redressement révolutionnaire ».

Toujours est-il qu’il faut considérer la particularité de ce moment marquant des luttes claniques propres au pouvoir algérien. Il faut en retenir, notamment, la mise à mort de la constitution du Majestic, celle de 1963. Quatorze années durant, de 1965 à 1977, Boumediene et ses compères du « conseil de la révolution » vont légiférer par ordonnance.

Bien que le coup d’État contre Ben Bella ne fût qu’un débarbouillage de la cosmétique constitutionnel qui masquait l’illégitimité d’un pouvoir dont les phases de constitution se résument à une succession de coups de force contre la souveraineté populaire. Le premier étant le fameux CNRA du Caire. Il reste que ce coup de force suscita des réactions au sein de la société. Les communistes (PCA interdit le 30 novembre 1962) et des démocrates révolutionnaires de la gauche du FLN vont se rejoindre dans la condamnation du putsch. Ils se regrouperont au sein de l’Organisation de la Résistance populaire (ORP).

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